Les négociations avec l’administration de l’aéroport JA Douglas McCrudy à Sydney en Nouvelle-Écosse ne se déroulent pas très bien. En effet, devant l’intransigeance de l’employeur, qui refuse de modifier ses positions sur les propositions les plus sensibles, l’équipe de négociation va, pour une deuxième fois, prendre le chemin de la conciliation.

La partie patronale semble bien ne rien comprendre! Les membres de notre équipe de négociation n’accepteront aucune proposition qui entraînerait, selon eux, une régression de nos conditions de travail. Nos membres travaillent sans relâche pour que cet aéroport soit sécuritaire et ne présente aucun danger à la santé des voyageurs. Il est grand temps que cet employeur démontre à nos membres le même niveau d’engagement et de respect.

Les revendications contractuelles avancées par l’équipe sont tout à fait raisonnables. En tête de liste vient le Programme d’aide aux employé(e)s (PAE) qui donne à nos membres diverses options de conseils professionnels et de services consultatifs s’ils en ont besoin.

Il est déconcertant et inexplicable que l’employeur ne puisse voir la valeur de ce PAE qui est, par définition, un programme axé sur le bien-être dans le milieu de travail, ayant pour but d’améliorer cet environnement. Il est évident qu’une main-d’œuvre à la fois heureuse et en bonne santé ne peut être que productive et positive.

En deux mots, l’aéroport serait gagnant sur toute la ligne !

Un autre aspect est tout aussi déconcertant est le refus de l’employeur de reconnaître que les employés qui ont suivi une formation pour lutter contre les incendies, qui sont recrutés en cette capacité et dont le travail consiste à utiliser les outils nécessaires pour éteindre ces incendies (dont un camion spécialement conçu pour la lutte contre les incendies) sont bel et bien des pompiers et pompières!

Nous parlons ici de membres qui sont prêts à risquer leur propre vie pour sauver celle des voyageurs, et pourtant cet employeur ne peut même pas attribuer à leur travail le titre qui leur revient.

Avons-nous besoin d’un Capitaine Lapalissade pour dire ce qui semble évident ?

Il s’agit de pompiers et de pompières. Point final!

Ces derniers méritent tout le respect qu’il leur revient – et non pas les mesquineries que l’employeur leur jette au visage. L’UCET n’acceptera rien d’autre.

Il est plus que grand temps pour l’employeur de commencer à négocier de bonne foi. Il pourrait très bien le faire en créant un milieu de travail où la santé mentale serait la priorité et les employés sont valorisés comme il se doit pour le travail fondamental qu’ils font.