(Ottawa) – L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a confirmé que 598 de ses membres font partie des 1 072 travailleurs de Pêches et Océans ayant appris aujourd’hui qu’ils pourraient perdre leur emploi. On ne sait pas encore combien de travailleurs seront mis à pied ni combien de postes seront abolis.

La Garde côtière est la plus durement touchée : 763 de ses employés, dont 460 membres de l’AFPC représentés par l’Union canadienne des employés des transports, ont reçu un tel avis.

« Le gouvernement célèbre en grande pompe le 50 à fermer des bureaux et à se départir de services de recherche et sauvetage », affirme Chris Aylward, vice-président exécutif national de l’AFPC.

Le gouvernement veut fermer la station Kitsilano de la Garde côtière, qui répond à des centaines d’appels d’urgence chaque année. Cette station est située à Vancouver, dans le plus grand port canadien, où la navigation de plaisance et commerciale et le trafic maritime sont très élevés.

« Il s’agit du troisième centre à fermer ses portes, après ceux de St. John’s et de Québec, déclare Christine Collins, présidente nationale de l’Union canadienne des employés des transports. Comme les activités du centre seront fusionnées avec celles de la station Sea Island, à Richmond, le temps de réponse sera assurément plus long. Or, dans certains cas, c’est une question de vie ou de mort ».

Les bureaux régionaux de la Garde côtière canadienne passent de cinq à trois. Beaucoup d’avis ont été remis à des employés des services administratifs des régions de Sarnia, de Dartmouth, de la capitale nationale, de St. John’s, de Québec et de Vancouver.

Quelque 25 travailleurs des équipages de navire font partie du personnel touché à Vancouver et à Québec. Selon Christine Collins, ce nombre ne tient pas compte des 100 autres membres des équipages de navire nommés pour une période déterminée qui perdront eux aussi leur emploi.

« Pour accumuler le nombre d’heures nécessaire pour devenir permanent, un membre d’équipage de navire doit travailler au moins cinq ans. Aujourd’hui, ces personnes qui attendent leur sécurité d’emploi depuis des années se retrouvent sans emploi », déclare Mme Collins d’un ton amer.