La journée du 20 novembre étant celle du souvenir trans, elle sera l’occasion de rendre hommage aux personnes trans, bi-spirituelles ou de diverses identités de genre qui sont victimes d’actes haineux et d’intolérance chaque année. Au Canada, les crimes motivés par la haine contre la communauté LGBT sont toujours et encore les plus violents.

Cette année, la Journée du souvenir trans se déroulera avec pour toile de fond le vote des membres du Parti progressiste-conservateur de récrire le programme d’éducation sexuelle. En effet, les délégués conservateurs veulent revenir à une définition binaire du genre, réduisant ainsi à néant toute discussion sur les personnes trans, bispirituelles ou de diverses identités de genre dans le cursus.

Seul le temps nous dira s’il s’agit là du premier de plusieurs propositions politiques visant à amenuiser les droits et la visibilité de la communauté. Cette direction plutôt particulière pose toutefois une menace directe à la sécurité des personnes canadiennes trans, bispirituelles ou de diverses identités de genre.

De récentes données font en effet apparaître que la majorité des personnes accusées de crimes haineux sont âgées entre 12 et 24 ans. Selon une étude publiée dans le American Journal of Psychiatry, les jeunes auteurs de tels crimes de haine sont bien souvent enhardis par la « perception selon laquelle la société sanctionne les agressions commises contre certains groupes. »

« Dans certains milieux, les délinquants ont le sentiment d’avoir la permission de la société pour commettre des actes violents contre certains groupes minoritaires. »

Il est donc devenu vital de faire participer les jeunes à des discussions sur l’identité de genre et l’expression de genre. Le simple fait d’aborder de tels thèmes dans le cadre du programme d’éducation sexuelle offrira une opportunité déterminante aux étudiants cisgenres (à savoir ceux et celles qui s’identifient au sexe qui leur a été attribué à leur naissance) de mieux comprendre leurs camarades trans, bispirituels et de diverses identités de genre.

Pour la communauté trans, il s’agit d’une question de vie ou de mort.

Un sondage sur les jeunes trans (2013-2014) révèle que 36 % des jeunes trans (14-18 ans) ont été victimes de menaces ou blessures physiques au cours de l’année dernière, et que plus d’un(e) sur trois a tenté de suicider.

Comment pourrions-nous ignorer les véritables et concrets actes de violence perpétrés contre nos amis trans, bispirituels et de diverses identités de genre. Nous ne pouvons rester les bras croisés alors que les gouvernements font leur possible pour effacer leur existence, et prennent des mesures qui ne pourront déboucher que sur davantage de violence alimentée par l’ignorance et l’intolérance.

Si vous voulez devenir un(e) solide allié(e) de la communauté trans, bispirituelle et de diverses identités de genre, allez consulter les documents ci-après :

*Le langage relatif à l’identité et à l’expression de genre évolue à grands pas. Bien que ce guide date de quelque temps et utilise une terminologie qui n’est plus d’actualité, nous n’en recommandons pas moins sa publication à l’intention des dirigeant(e)s de sections locales qui veulent apporter leur appui à leurs membres transgenres durant leur transition, et au-delà.