Si vous vous demandiez si l’Oncle Picsou est bien vivant, alors inutile, pour le trouver, d’aller plus loin que l’aéroport de Montréal où une centaine d’employés des bureaux de l’administration et de la délivrance des permis se sont fait dire qu’il leur fallait accepter une baisse de salaire de 30 pour cent ou bien risquer de perdre leur emploi!

L’administration de cet aéroport prétend que cette mesure est indispensable du fait qu’il lui faut trouver des moyens de réduire ses coûts. Ce dilemme est d’autant plus intéressant que l’aéroport a déclaré un excédent accumulé de recettes sur ses dépenses de l’ordre de 67,2 millions de dollars au 30 septembre 2018, soit une hausse de 46,1 % par rapport à la même période en 2017.

A-t-elle oublié qu’il s’agit d’une corporation sans but lucratif?

L’aéroport n’a pas caché son intention de faire appel à la sous-traitance. Puisque nous représentons la majorité des aéroports sous réglementation fédérale au Canada, nous avons constaté que plusieurs administrations aéroportuaires – censées être sans but lucratif – se tournent vers la sous-traitance comme moyen de détourner ses profits.

Il ne nous reste plus qu’à espérer que les fantômes des Noëls d’hier, d’aujourd’hui et de demain iront faire un petit tour du côté des dirigeants de l’aéroport de Montréal aux alentours des fêtes… tout simplement parce que même le bon vieil Oncle Picsou n’est pas grandement impressionné par cette façon de faire !

107 Partages