L’Union canadienne des employés des transports (UCET) félicite le Bureau de la sécurité des transports (BST) pour la précision de son rapport final sur le désastre ferroviaire qui s’est produit le 16 juillet 2013 à Lac-Mégantic au Québec. Dans son rapport, le BST avance des recommandations substantielles sur les améliorations à apporter aux systèmes de gestion de la sécurité et de la sûreté ferroviaires.

Le BST a en effet cerné la nécessité pour Transports Canada d’affecter des ressources aux inspections et vérifications des systèmes de gestion de la sécurité pour s’assurer que l’industrie respecte les règlements en vigueur.

Le temps qu’il faut avant que les recommandations du BST soient mises en application suscite énormément d’inquiétude. Il est bien connu que Transports Canada prend plusieurs années avant de mettre en œuvre quelques recommandations du BST alors que d’autres ne le sont toujours pas. Même dans sa déclaration publiée un peu plus tôt aujourd’hui, la ministre Raitt a fait vite pour pointer du doigt d’autres parties et n’a pas voulu reconnaître que le rapport du BST met la responsabilité directement sur les épaules de Transports Canada. En effet, Transports Canada donne la liste des mesures qu’il a prises en réponse aux conseils avancées plus tôt par le BST mais n’a pas pour autant pris l’engagement de mettre en place les recommandations finales du BST.

« Le BST doit être investi de plus larges pouvoirs », a déclaré Christine Collins, présidente nationale de l’UCET. « Il précise la cause des accidents, il précise quelles étaient les erreurs et il fait des recommandations. Je pense donc qu’il nous faut donner au BST les pouvoirs nécessaires pour mettre en vigueur ces recommandations lorsque d’autres organismes gouvernementaux ne prennent pas les mesures qui s’imposent. Les Canadiennes et Canadiens doivent savoir que leur sécurité est la priorité absolue. »