Le 27 février 2012

Ottawa (ON) – L’Union canadienne des employés des transports (UCET) a appris vendredi 24 février 2012 que la Garde côtière canadienne avait demandé que les postes de coordonnateurs et coordonnatrices des activités de recherche et de sauvetage à St. John’s (T.-N.-L.) et à Québec soient déclarés comme étant essentiels à la sûreté et à la sécurité des Canadiennes et Canadiens. Ces postes de SAR font partie des services désignés comme essentiels qui sont soumis à l’entente de l’Union. L’UCET trouve cela plutôt hypocrite et choquant à la fois du fait de l’insistance déterminée de la GCC à fermer les sous-centres de sauvetage maritime (MRSC) à ces deux endroits.

Le sous-centre de St. John’s (T.-N.-L.) s’occupe du plus grand volume d’appels concernant des incidents maritimes au Canada, alors que celui de Québec est le seul fournissant des services bilingues au pays.

La GCC a nommé comme étant essentiels ces centres en vertu de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique mais insiste pour qu’ils soient fermés, et en fait accélère ce processus. La Loi définit un « service essentiel » comme des « Services, installations ou activités du gouvernement du Canada qui sont ou seront nécessaires à la sécurité de tout ou partie du public ».

« C’est un peu comme si les responsables à la GCC ne savaient pas trop ce qu’ils font. En effet, d’un côté l’Union s’est fait dire qu’en cas de grève ces services seraient essentiels – ce que nous acceptons, mais de l’autre la GCC déclare qu’ils ne le sont pas pour la sécurité des Canadiennes et Canadiens et ce, pour pouvoir les fermer », a indiqué la présidente Collins.

Par ailleurs, cette même journée l’UCET a appris qu’en raison de son incapacité à recruter du personnel qualifié, la GCC envisage de modifier les critères relatifs aux coordonnateurs et coordonnatrices des activités de recherche et de sauvetage afin de pourvoir les postes qui sont transférés de St. John’s (T.-N.-L.) et Québec à Halifax (N.-É,) et Trenton (On).

Les coordonnateurs et coordonnatrices de SAR doivent actuellement posséder un brevet d’officier de pont de quart à propos duquel la GCC envisage de le remplacer par un certificat d’officier de marine dont les critères sont moins stricts.

« À quoi donc pensent-ils ? », a demandé Christine Collins, présidente nationale de l’UCET. « Un certificat d’officier de marine n’est en aucun cas l’équivalent du brevet d’officier de pont de quart. Les coordonnateurs et coordonnatrices des activités de recherche et de sauvetage doivent subir toute une série de tests rigoureux pour faire la preuve de compétences sans parallèle. Le certificat d’officier de marine est un équivalent non adéquat. Cela revient un peu à dire que l’on est un marin compétent lorsque l’on part faire du kayak ! »

Fichier attaché: Certification qualification comparison – SAR Coordinator