Ottawa (ON) – Le syndicat qui représente les spécialistes de la recherche et du sauvetage à la Garde côtière canadienne (GCC) n’est pas surpris par les conclusions du Rapport du Vérificateur général du printemps 2013.

« Nos membres sont forts et dévoués, de sorte qu’il n’est pas surprenant qu’ils respectent les normes relatives à la réponse d’urgence dans 96 % des cas. Il faudrait les féliciter du fait qu’ils y parviennent malgré les défis auxquels ils sont confrontés », a déclaré Christine Collins, présidente nationale de l’Union canadienne des employés des transports.

Le rapport en question met en exergue la décision de la Garde côtière canadienne de ne pas offrir de cours de formation pour s’assurer d’avoir toujours du personnel qualifié disponible. « Nous n’avons cessé de dire à la GCC que nos membres s’inquiètent du manque d’investissement  envers eux. Nous sommes préoccupés par les opérations quotidiennes et l’absence de planification de la relève. Il est pourtant fondamental qu’il y ait des cours de formation pour garantir la sécurité des équipages et du public », a ajouté Christine Collins.

L’UCET s’inquiète de la capacité à réagir, laquelle pourrait bien changer. « À la date de la vérification, les sous-centres de recherche maritime à St. John’s (T.-N-L) et à Québec (QC), de même que la Station de la garde côtière de Kitsilano en C.-B., étaient pleinement opérationnels. En raison des pénuries à venir de personnel et de la fermeture de ces ressources pourtant vitales, la Garde côtière canadienne a rendu encore plus vulnérables les Canadiens et Canadiennes qui sont tributaires de l’eau. Je me demande s’il va falloir attendre que survienne un autre décès avant qu’elle ne fasse ce qu’il convient de faire », a précisé Christine Collins.