L’Union Canadienne des employés des transports (UCET) s’inquiète des difficultés qu’éprouve la Garde côtière canadienne (GCC) à recruter et maintenir en poste les gardiens et gardiennes de phares. La GCC met en pratique diverses stratégies radicales, dont des fermetures par roulement de stations de phare, pour résoudre ses problèmes de dotation. L’UCET craint en effet que cela se fasse au détriment des marins qui sont ainsi à risque.

« Huit années plus tard, le Ministère n’a toujours pas élaboré une stratégie de recrutement qui porte ses fruits », a déclaré Barry Tchir, vice-président pour la région des Prairies de l’UCET, en faisant référence à une décision d’un comité sénatorial.

En décembre 2010, le Comité sénatorial permanent sur les pêches et océans a publié un rapport qui stoppait net le plan du gouvernement prévoyant d’automatiser les phares. Une des recommandations du comité demandait à la GCC d’élaborer une politique à long terme qui rendrait inutile les examens cycliques et garantirait un niveau de dotation adéquat.

Aujourd’hui, la GCC n’est pas capable d’attirer des personnes en son sein, une grande partie de ce problème venant de la façon dont elle procède au recrutement. L’Union a été informée par la GCC qu’elle doit avoir l’autorisation du Conseil privé pour faire des annonces de recrutement sur les pages de son site Web consacrées à cette fin, y compris d’indiquer qu’il s’agit d’un choix de carrière.

« La recherche effectuée par la GCC elle-même révèle que 20 % seulement des gardiens et gardiennes de phares ont été recruté(e)s après avoir vu une telle annonce sur le site du gouvernement », a précisé Barry Tchir. « Pourquoi donc vouloir conserver quelque chose qui donne d’aussi mauvais résultats ? »

L’Union cherche activement à rencontrer la GCC pour l’aider à trouver une solution. « Le gouvernement joue à la ‘roulette russe’ avec la sécurité de ceux et celles qui sont tributaires des stations de phare », a-t-il ajouté.

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