L’Union canadienne des employés des transports (UCET) demande au gouvernement fédéral de racheter la Commission canadienne du blé (CCB) à un consortium saoudien.

L’UCET représente les travailleurs/travailleuses au port, à Transports Canada, et au parc de stockage de Churchill au Manitoba. Dave Clark, président national de l’UCET, vient de déclarer que les sanctions prises par l’Arabie saoudite visant à punir le Canada sont bien la preuve flagrante que l’on ne peut plus faire confiance à ce pays pour mettre en premier les intérêts des producteurs de céréales. « Ses mesures qui ont pour but de cesser l’achat de blé et d’orge canadiens devraient être le coup de grâce. Il faudrait sans plus tarder ne plus laisser des intérêts étrangers gérer un actif aussi important – c’est inacceptable ! ».

Cette demande de la part de syndicats est intervenue après que des agriculteurs et associations agricoles de toutes les régions du pays, eurent transmis leurs préoccupations suscitées par le traitement que leur réservent la Saudi Grains Organization (SAGO) et le consortium que cette organisation dirige, G3 Canada Limited, bien connu par le gouvernement et les médias. Un peu plus tôt cette année, un groupement de producteurs de diverses régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et l’Alliance canadienne du blé, demandèrent au gouvernement fédéral de ramener la CCB dans le giron canadien, ainsi que son unique centrale de vente de blé et d’orge.

Selon l’Alliance, l’ancien gouvernement conservateur s’est trompé lorsqu’il a privatisé la Commission et l’a vendue à G3 Global Grain Group. L’Union reconnaît que « Nous avions auparavant recours à des moyens rapides, efficaces et efficients pour amener le grain canadien sur le marché par le chemin de fer et des ports comme celui de Churchill et Thunder Bay », a indiqué Dave Clark. « Aujourd’hui, des intérêts étrangers menacent nos fournisseurs et nos emplois canadiens. »

L’Union va envoyer une lettre au premier ministre Justin Trudeau pour lui demander d’agir immédiatement et ce, dans le but de protéger les producteurs canadiens, et de rendre la Commission canadienne du blé aux agriculteurs canadiens.

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