L’Union Canadienne des employés des transports (UCET) demande au gouvernement fédéral de réinvestir dans la région de Churchill, et veut qu’il coopère avec les intervenants non seulement pour rouvrir le chemin de fer de la Baie d’Hudson mais aussi pour s’assurer que le port de Churchill sera de nouveau opérationnel et utilisé pour le transport des céréales et d’autres matières. Elle l’invite aussi expressément à prendre en considération la région de Churchill lors du choix des installations de la Garde côtière canadienne qui serviront les régions du Nord et de l’Arctique.

Le président national de l’UCET a déclaré que les problèmes que vit actuellement la région ont pour source une série de décisions prises par plusieurs gouvernements fédéraux successifs. Tout d’abord en abandonnant à un entreprise privée le chemin de fer en question, ainsi que le port de Churchill, laquelle société a éparpillé les ressources et laissé la voie de chemin de fer tomber en décrépitude. Puis en vendant la Commission canadienne des grains qui était le client principal du port et de la compagnie de chemin de fer.

« Cette tragédie économique a pour auteur le gouvernement », a déclaré Dave Clark, président national de l’UCET. « Il est en effet la cause des difficultés que connait la population de Churchill, et doit donc se décider à lui venir en aide pour que les habitants puissent rebâtir leur vie et leur communauté. »

L’Union défend le dossier de Churchill dont il fait la promotion dans un document qui souligne les nombreux avantages qu’offre Churchill à la Garde côtière canadienne. (Voir copie ci-jointe)

Exemples des avantages du choix de Churchill :

  • Seul port en eau profonde dans l’Arctique canadien,
  • Installations d’entreposage, de maintenance et de réparations dernier cri,
  • Fait partie d’une voie commerciale internationale qui lie l’Amérique du Nord à l’Europe et à l’Asie,
  • Dispose d’une main-d’œuvre hautement qualifiée et a le potentiel d’attirer, de former et de perfectionner une vaste population autochtone pour répondre à ses besoins d’aujourd’hui et de demain,
  • A l’un des plus grands et plus efficaces aéroports dans le Nord,
  • A l’une des saisons de navigation en eau libre la plus longue dans le Nord, et
  • Son personnel a suivi une formation pour manipuler les produits dangereux et sait comment prendre les mesures de précaution nécessaires relativement à toutes les matières et cargaisons dangereuses.

L’Union demande donc au gouvernement fédéral d’aider Churchill pour lui permettre de continuer de fournir ses services de longue date au Canada et à sa population. L’UCET est convaincue que le choix de Churchill pour les installations de la GCC serait un énorme atout économique à une communauté et à une région en pleine détresse sociale et économique. Une telle décision permettrait de diversifier l’économie locale, d’exploiter les atouts existants et de créer la capacité nécessaire à une croissance future. Pour un investissement relativement faible, la population de la communauté et de toute la région de l’Arctique pourrait commencer à tirer profit du potentiel commercial, récréatif et touristique.

« Il est tout simple de défendre le cas de Churchill », a ajouté Dave Clark. « Nous pouvons assurer une plus grande présence canadienne dans nos régions du Nord et de l’Arctique, protéger la souveraineté canadienne, permettre le libre passage des personnes et des marchandises dans toute la région, et garantir la protection de l’environnement et la prospérité économique. Une situation gagnante sur toute la ligne. Voilà pourquoi nous demandons au gouvernement fédéral de mettre sans plus tarder cette recommandation en application. »

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