Manque de sérieux de l’aéroport de St-John pour mettre fin à la grève

ST. JOHN’S (T.-N.-L) – L’Alliance de la fonction publique du Canada est fort déçue de constater l’échec des négociations avec l’administration de l’aéroport de St. John’s. Le syndicat apprécie les efforts déployés par le maire Denis O’Keefe qui ont permis aux deux parties de se réunir de nouveau pour essayer de mettre un terme à une grève de plus 100 jours. L’équipe de négociation de l’AFPC est donc retourné à la table en espérant que l’employeur serait disposé à faire quelques gestes permettant d’en arriver à une entente. Au cours de cette réunion le syndicat s’est concentré sur les questions clés que constituent la sécurité d’emploi, la sous-traitance et la parité salariale comparativement aux personnels de l’aéroport d’Halifax. Malheureusement, l’employeur a refusé de renouveler le libellé qui avait pourtant été convenu lors des trois rondes de négociations précédentes, et n’a apporté aucun changement de fond à sa proposition salariale.

« « Nous devions démontrer au maire, à nos membres, aux voyageurs et à nos partisans du NDP et du mouvement syndical que l’employeur disposait d’un mandat pour mettre fin à la grève », a déclaré Chris Bussey, membre de l’équipe de négociation de l’Alliance.

L’équipe de négociation syndicale, son négociateur en chef et un chercheur de niveau supérieur étaient présents à la table mardi, prêts et décidés à en arriver à un accord.

Au cours de la réunion, le syndicat a clairement tracé une voie menant à une telle entente, mais il est vite devenu évident toutefois que les propositions de l’employeur sur les points critiques que sont la sécurité d’emploi et la sous-traitance resteraient « en l’état ».

« Nos objectifs étaient bien précis dès le début et durant toute cette grève », a ajouté Chris Bussey. « L’employeur sait très bien que nous n’allons pas abandonner le libellé actuel sur la sécurité d’emploi et la sous-traitance qu’il a déjà accepté dans les conventions collectives précédentes. Nous ne cherchons pas à modifier ce libellé ni même à l’améliorer, mais tout simplement à garder les protections qui ont déjà été négociées entre les parties. Nous voulons aussi garantir le maintien de ces protections pour les futures générations de travailleurs et travailleuses. »

Le syndicat est par ailleurs convaincu que l’amenuisement de la sécurité d’emploi ne fera rien pour régler les difficultés actuelles que rencontre l’aéroport pour recruter du personnel et maintenir celui déjà en place. En fait, le syndicat est certain que l’affaiblissement des protections concernant la sécurité d’emploi ne fera qu’aggraver le problème du recrutement et du maintien en poste.

« De bons emplois, accompagnés d’une sécurité, sont autant de raisons pour les personnels de rester à l’aéroport », a précisé Chris Bussey. « Les affaires sont excellentes. L’économie de la province est prospère. L’employeur ne peut donc pas justifier la façon dont il négocie à l’heure actuelle. »

Malgré ses déclarations publiques, Keith Colins a été absent durant tout ce processus et n’était pas non plus à la table mardi. À moins qu’il confie à son équipe un nouveau mandat, le syndicat ne voit vraiment pas comment cette grève pourra être résolue.