L’Union demande aux gouvernements de l’aider

Ottawa (Ontario) – une fois de plus, toute la population de Churchill au Manitoba a été dévastée par des éléments hors de son contrôle. En une année et demie, le plus grand employeur de cette communauté – le port de Churchill – a licencié 10 pour cent de la main-d’œuvre de la ville au cours de la dernière saison. Des tempêtes hivernales sans précédents, comme on n’en a jamais vu depuis plus d’un siècle, ont complètement fermé le port, et aujourd’hui le seul lien des communautés environnantes par la route et le chemin de fer n’est plus utilisable.

Cette communauté nordique isolée avait déjà sa part de problèmes. Le coût des aliments de base comme le pain et le lait, est très élevé. En raison de ces nouvelles circonstances, les frais d’expédition des aliments sont dorénavant exorbitants.

« La population de Chruchill n’arrive tout simplement pas à s’en sortir », a déclaré Teresa Eschuk, vice-président de la région des Prairies et du Nord à l’UCET. « Elle a désespérément besoin de carburant, d’aliments à des prix abordables et d’autres produits. L’impact sur cette communauté n’est pas différent de celui causé par les inondations qui ont frappé l’Est de l’Ontario ou le Québec le mois dernier. La situation est urgente. »

Les gouvernements ont laissé savoir qu’ils évaluent les dommages causés à la voie ferrée et envisagent leurs options. L’Union demande aux gouvernements fédéral et provincial de subventionner entre temps les coûts d’expéditions des marchandises durant leur évaluation de la situation. « Je n’arrive pas è croire que nos deux paliers de gouvernement nous ont abandonnés ! Comment peuvent-ils ignorer la situation catastrophique dans laquelle nous sommes, ici – nous sommes piégés ! », a ajouté Diane Stevens, membre de l’UCET et résidente de Churchill.