Après que les réunions de conciliation ont mal tourné, les ravitailleurs d’avions de l’aéroport de Vancouver ont confié à leur équipe de négociation un mandat de grève.

Environ 80 membres de la section locale 20221 de l’AFPC/UCET travaillent chez Swissport International Inc. à Richmond (C.-B.) pour ravitailler les aéronefs et fournir les services connexes à l’aéroport international de Vancouver.

Comment en sommes-nous arrivés là?

Les cycles de négociations précédents ne se sont pas bien déroulés. L’une des pierres d’achoppement concerne la volonté de Swissport d’introduire des postes à temps partiel. L’employeur a clairement indiqué qu’il le souhaitait, mais il n’est pas toujours prêt à discuter des détails.

Lorsque le syndicat a refusé de rédiger la demande de l’employeur, Swissport s’est retiré de la table et a demandé la conciliation.

Qu’est-ce que la conciliation?

Lorsqu’un syndicat et un employeur ont de la difficulté à conclure une entente de principe et qu’ils se trouvent dans une impasse sur une question clé, le ministre du Travail peut nommer un agent de conciliation pour faciliter le processus de négociation collective.

Bien que la médiation et la conciliation se ressemblent en ce sens qu’elles font appel à une tierce partie indépendante pour faciliter les négociations, elles utilisent des stratégies différentes. Alors qu’un médiateur aide les deux parties à trouver leurs propres solutions, un conciliateur peut participer activement aux négociations en proposant des solutions aux deux parties.

Le processus de conciliation peut prendre jusqu’à 60 jours, à moins que les deux parties ne conviennent d’une prolongation.

Dans ce cas particulier, un conciliateur a été nommé le 12 avril et les deux parties ont convenu de se rencontrer les 6 et 7 mai. L’équipe de négociation s’est préparée à travailler tard dans la nuit si nécessaire. Malheureusement, l’employeur n’était pas du même avis et les pourparlers ont pris fin le 7 mai avec peu de résultats.

Les membres ont été informés de la situation le 8 mai, date à laquelle un mandat de grève a été confié à l’équipe de négociation. Ce mandat donne au syndicat le droit de présenter un avis de grève si nécessaire.

Qu’est-ce que tout cela signifie?

La conciliation doit prendre fin le 11 juin 2019. L’équipe de négociation tente de fixer des dates avec le conciliateur et l’employeur pour poursuivre les négociations.

Si une entente n’est pas conclue à cette date, deux options sont possibles :

  1. Le conciliateur peut décider de prolonger le processus de conciliation si les deux parties acceptent.
  2. Le conciliateur conclut que la conciliation a échoué et nous entrons dans un délai de réflexion de 21 jours.

Si nous entrons dans la période de réflexion, aucune autre intervention (c.-à-d. grève ou lock-out) ne peut avoir lieu avant le 2 juillet à minuit, moment où le syndicat ou l’employeur peut faire connaître ses intentions.

Au fur et à mesure que les détails seront connus, nous vous tiendrons au courant des mesures prises par votre équipe de négociation. Si vous avez des questions entre-temps, veuillez communiquer avec un de ses membres.

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